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48 HEURES HORS DES RADARS (EN QUELQUE SORTE)

48 Hours Off the Radar (Kind of)

Certains week-ends sont consacrés à la conquête d'un sommet, à un temps intermédiaire ou à un record personnel.

Et puis il y a ces week-ends où le seul programme consiste à profiter du grand air, à respirer un peu d'air frais et à s'évader un instant du quotidien.

Avec Lisa et Zoa, nous quittons Ovronnaz à un rythme tranquille. Première étape : le lac Supérieur de Fully.
Nous y sommes déjà allés. Enfin… « allés » est peut-être un peu exagéré. La dernière fois, le brouillard avait décidé de s’accaparer les lieux. Alors, y arriver sous un ciel bleu, c’était un peu comme découvrir un tout nouvel endroit.


Un pique-nique et une baignade ? Non- à convenir.

Après une pause qui, comme d’habitude, a duré un peu plus longtemps que prévu, nous reprenons notre ascension sur le sentier en direction de Cabane du Demècre.


C'est ce qu'on aime dans les refuges de montagne. Personne n'est pressé. Le temps s'étire, et pendant un moment, le monde extérieur cesse tout simplement d'exister.
En fin de journée, nous décidons de grimper encore quelques centaines de mètres pour admirer le coucher de soleil.


Excellente décision.

Le Mont Blanc. Le Mont Rose. La vallée du Rhône. Le lac Léman qui scintille au loin…
À un moment donné, on cesse d'essayer de choisir où poser son regard.
Il suffit de s'asseoir et de laisser les montagnes s'en charger.

 
Le lendemain matin, le réveil sonne avant le lever du soleil.

Les lampes frontales éclairent le sentier, les étoiles brillent toujours dans le ciel et le silence règne dans les montagnes. Peu à peu, les premières couleurs commencent à se dessiner sur les sommets.

On ne se lasse jamais de voir une montagne s'éveiller.

(Même si ton rythme cardiaque aurait bien aimé rester bien au chaud sous une couette douillette.)



Prochain arrêt : la Dent de Morcles.

Nous continuons à grimper à notre rythme. Un groupe de bouquetins nous observe d’en haut, l’air légèrement amusé, comme pour nous rappeler que ces pentes raides ne sont pour eux qu’une simple promenade matinale.

On est juste un tout petit peu jaloux.


Un peu plus tard, nous atteignons le sommet.

S'asseoir. Regarder. Respirer.

Nous voyons d'autres randonneurs arriver, s'arrêter en silence avec le même sourire que nous avions sans doute, puis reprendre leur chemin.

Car, au fond, ces deux jours n'avaient rien d'extraordinaire.

Pas de records. Pas de performances. Pas de cases à cocher.
Juste 48 heures pour ralentir le rythme, respirer profondément et se rappeler à quel point c’est bon d’être simplement à la montagne.

Parfois, ça suffit amplement.

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